[YZ]
[YZ] sont les deux dernières lettres de l'alphabet.
C'est le dénouement d'une histoire dont nous ne connaissons pas l'origine.
[YZ] c'est aussi les premières lettres d'Yzeron.
Après avoir perpétré les premiers attentats islamistes à travers le territoire français en 1995. Le fugitif Khaled Kelkal se cacha dans la forêt de Malval, dans l'ouest lyonnais. Cette forêt est partiellement sur la commune d'Yzeron.
Suite à la série d'attentats de cet été 1995, dont le point culminant fut l'attaque à la bombe dans le RER B à la station St Michel (8 morts et 117 blessés), le portrait robot de Khaled Kelkal, membre du Groupe Islamiste Armé (GIA) fut largement diffusé. C'est probablement suite à cela qu'il parti en cavale dans la forêt de Malval, ou il fini par être débusqué par un cueilleur de champignons qui alerta la gendarmerie. S'ensuivit une chasse à l'homme de 3 jours à l'issue de laquelle Kelkal se fit abattre par les forces de l'ordre.
Cet épisode de quelques jours de traque d'un homme qui n'avait pas hésité à tuer, et qui était maintenant acculé, traumatisa les populations locales.



[YZ] est une fiction inspirée de ce fait divers. Elle reprend le thème de la fuite et elle est photographiée dans la même forêt où cette chasse à l'homme se déroula.
A l'origine, cette série était une recherche d'esthétique photographique dans la forêt de Malval. Ma volonté était de faire une pause avec la documentation du réel pour en faire un objet plus créatif. J'ai assez rapidement ressenti le besoin d'enrichir le fond de ce travail. C'est alors que l'histoire de Kelkal me revins entre les mains : lors de la réalisation de cette série, je résidais à quelques centaines de mètres de l'endroit où il a trouvé la mort. J'ai alors pris la décision d'intégrer cet objet mémoriel dans une narration territoriale, tout en prenant une certaine distance avec cette histoire.
L'intention se porte sur la trame narrative de la fuite. Elle raconte l'histoire d'une personne isolée, en rupture avec la société. En filigrane se dessine l'illusion d'une vie en dehors de la société.
Cette histoire a été réalisée dans les années qui ont suivi les attentats de 2015 à Charlie Hebdo et au Bataclan. Ces questions de société étaient alors vives dans l'opinion publique.


























Cette série a été photographiée sur film Washi S & A, films argentiques techniques de basse et très basse sensibilité.
Les tirages d'exposition ont été tirés artisanalement par l'auteur sur papier barytés mat Ilford, au format 30x40cm.
2 tirages plus grands (1 mètre de petit côté) ont été tirés avec des encres pigmentaires.
Ce travail à fait l'objet d'expositions à la galerie Rats d'Arts à Jambles (71) ainsi qu'à la galerie de l'Abat-Jour (Lyon 1er) .
Il a également fait l'objet d'une publication dans la revue Niepcebook n° 10.








Actuellement :
Osaka, Japon
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Benjamin Larderet - photographe